[Entrepreneuriat] Le succès par l’échec

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Aujourd’hui, c’est Weetabix qui intervient sur ce blog. Web Entrepreneur et Webmaster notamment d’i-Actu, il est impliqué dans de nombreux projets et va d’ailleurs lancer début 2011 un nouveau blog pour faire parler de ses expériences. ( certains le testent déjà ! ;- ) ).


Nous aurons l’occasion d’y revenir via une interview que notre ami nous donnera. En attendant Weetabix va nous raconter comment sa première expérience de création d’entreprise qui s’est révélée être un échec lui a permis plus tard de créer une entreprise à succès.

En France, l’échec est mal vu. Il faut réhabiliter cela !

Contrairement aux USA où on vise la première place, mais où on estime ceux qui tentent même s’ils ne réussissent pas, en France lorsqu’on se « trompe », « commet une erreur », les portes se ferment.

Je sais de quoi je parle, j’ai créé une société quelques années après la fin de mes études, j’étais jeune, j’étais motivé et je ne me voyais pas chercher un emploi ou rester chez moi sans rien faire comme beaucoup de mes semblables. Au bout de 2 ans, il a fallu se rendre à l’évidence, la société ne donnait pas le rendement escompté et je survivais plus que je ne vivais en tant que chef d’entreprise. A regret, j’ai donc mis la clé sous la porte…

Pour moi, ces 3/4 ans d’entrepreneur était une incroyable expérience. 3/4 ans car il y a toute la phase de création d’entreprise et celle de cessation à prendre en compte. Je pensais bêtement que ce vécu allait m’aider à trouver un emploi mais je me trompais.

Au lieu d’être un moteur, cette entreprise que j’avais du arrêter était un frein pour bon nombre d’interlocuteurs chez qui je postulais; D’un côté, certains insistaient sur mon manque d’expérience pour ne pas me recruter, me mettant la tête dans mon échec et d’autres voyaient mon ambition comme dangereuse pour la société, ne pouvant être cantonné à un rôle de « sous-fifre » ( mots entendus en entretien).

Aucun recruteur ne m’a demandé ce que j’avais retenu de positif dans mon expérience entrepreneuriale, c’était moi qui faisait part de ce que l’échec ( oui le mot est lâché !) m’avait appris. Il est bien plus formateur d’être à la fois son employé et son patron, son comptable et son actionnaire, de voir ce que chacune de mes actions pouvaient engendrer ou ne pas engendrer, directement sans passer dans un système trop hiérarchisée.

Pour revenir à une comparaison avec les USA, prenons une société à succès actuellement: Apple. MacBook, iPhone, iPad, des réussites que personne ne contestent. Et pourtant ! Dans les années 90 ( oui 1990 !), la firme de Cupertino lançait une tablette nommée Newton, qui n’a pas eu le succès escompté.

Steve Jobs a su se servir de l’erreur du lancement de ce produit pour lancer l’iPad presque 20 ans plus tard. Et si les Macbook sont des succès, qui se souvient de l’iMac ?

Plus récemment, Google a stoppé son service Google Wave mais la société américaine a pris cet échec comme une chance. Eric Shmidt, CEO de la firme, indiquant lors d’une conférence: “Nous essayons des choses… Souvenez-vous, nous célébrons nos erreurs. Nous sommes une entreprise où l’on a aucun problème avec le fait de tester quelque chose à fond, de ne pas obtenir de succès de ce travail et d’apprendre de cet échec.”

Mieux, Eric Schmidt a conseillé aux employés : ‘Faites vos erreurs vite – pour pouvoir faire un autre essai dans la foulée’”. On peut difficilement imaginer ce type de propos dans la bouche d’un grand patron français. Non pas parce qu’aucun ne s’est trompé mais tout simplement parce que glorifier l’échec serait mal perçu par les milieux économiques nationaux et l’opinion.

Pour être plus terre à terre, quand un enfant fait du vélo sans les petites roues arrières et tombe, que font ses parents ? Ils lui interdisent de remonter sur la selle ou ils l’encouragent à remonter rapidement ? Il faut s’en souvenir quand on entreprend …

Pour en revenir à mon cas personnel, quelle était ma situation quand j’ai été contraint de cesser  mon activité ? Je gagnais un peu moins que le SMIC ( d’un contrat 35h) chaque mois …mais je travaillais parfois jusqu’à 15 heures par jour., et même le week-end. Sans vie personnelle en fait, l’entreprise était ma vie personnelle ! Un peu dur donc …

Mais quel bonheur maintenant ! 10 ans après cette première expérience non couronnée de succès. J’ai appris qu’il ne fallait pas croire qu’un marché était conclu tant que le contrat n’était pas signé même si c’est le PDG d’une société qui y met sa main à couper ou le maire d’une ville qui se porte garant. Que de rencontres intéressantes j’ai pu faire grâce à cette première entreprise, surtout que souvent on dit « si jeunesse savait, si vieillesse pouvait » moi j’étais jeune et je savais… et dans ma nouvelle vie, cela m’a aidé. J’ai appris aussi qu’il faut aussi se garder un jardin personnel et des plages de repos même si on se sent capable de tout faire. Mon échec m’a donc bien été profitable.

Et c’est pourquoi, je conseille souvent de ne pas avoir peur de se tromper quand un futur entrepreneur m’interroge. « L’expérience est la somme des erreurs passées », alors n’ayez pas peur de vous tromper ! Certes, ne le faites pas exprès car l’échec n’est pas la condition du succès mais ne baissez-pas la tête si vous devez reconnaître que vous vous êtes trompés. Bien au contraire, soyez fier de ce que vous avez fait … car vous l’avez fait ! Et parlez-en ! Pour montrer que vous avez essayé des « choses » pour montrer aux autres que vous vous êtes trompés mais que vous avez continué à y croire et que vous êtes devenus ce que vous êtes devenus !

Bonne réussite à vous !

Et faîtes moi part de vos erreurs ! Nul doute qu’elles (me) seront profitables dans l’avenir !

D’ailleurs, quelle a été votre dernier échec et qu’en avez-vous retenu ?

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Adrien - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

Un très bon article de monsieur céréale :p Faire des erreurs on en commet tous, plus ou moins grosses, et le gros problème dans tout ça c’est la perte de motivation, et ton exemple du petit qui apprend à faire du vélo est plus que parfaite, on peut se casser la figure une fois, deux fois … Comme dit Martin sur mon blog « Confucius le disait déjà, le succès, c’est tomber 7 fois, se relever 8″.

Celui qui sait se relever de ses échecs et qui en prime apprend de ses erreurs connaitra forcément un jour le succès.

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Olivier - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

Belle illustration ! Merci !

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euKlide » L'échec nous fait grandir - euKlide - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

[…] Mais le manque de temps ne m’a pas permis de le proposer dans les délais. Aussi, j’ai continué à oeuvrer sur celui-ci et j’ai décidé d’en faire « cadeau » à Aurélien Amacker pour le blog Web Entrepreneur Débutant. Un site et un forum qui aide ceux qui veulent créer leur entreprise. Aussi, je vous invite à aller lire « le succès par l’échec » sur ce b…. […]

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Les tweets qui mentionnent [Entrepreneuriat]Le succès par l’échec -- Topsy.com - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

[…] Ce billet était mentionné sur Twitter par Paolo Monteiro, NetPME, Guillaume Pasturel, Jerome HOARAU, Aurelien et des autres. Aurelien a dit: [Entrepreneuriat]Le succès par l’échec: Aujourd’hui, c’est Weetabix qui intervient sur ce blog. Web Entrepreneur… http://bit.ly/dPG9C4 […]

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Aurélien Amacker - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

Merci à toi pour l’article Weetabix ! Je pensais que l’illustration des Shadoks te plairait :)

Pour répondre à la question posée dans l’article, après avoir bossé comme ingénieur pendant 3 ans j’ai changé de boulot et je suis passé ingénieur d’affaires dans une SSII, il fallait prospecter des clients grands comptes toute la journée et aller aux rendez-vous, je faisais du 8h30 ou 9h jusqu’à 19h-20h et au bout de 6 mois ils m’ont viré parce que je n’avais pas vendu assez, avec du recul cette expérience m’a appris pas mal de choses et je m’en sers encore aujourd’hui.

Prendre rendez-vous avec un blogueur ou faire une demande de partenariat ça me parait une blague à côté de prendre un rendez-vous auprès d’un chef de projet à la BNP :D

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Adrien - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

Je vais essayer de répondre également alors, niveau échec dans le boulot je n’en ai pas encore vraiment connu, je dois louper de bonnes opportunités, j’en suis quasi certains, mais savoir quoi … Je n’irai pas jusqu’à dire échec, mais plutôt erreurs, celle de me lancer dans le X biz, car même si ça me rapporte un peu de sous, ça me prend également pas mal de temps, non pas sur mon boulot, mais plus sur la « détente ». J’aurais tout de même appris de cette « erreur », je ne lance plus aucuns projets dans ce milieu.

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Olivier - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

Ton commentaire m’apporte une réflexion, Adrien: l’échec n’est pas nécessaire pour réussir …. j’ai voulu juste insister le fait que le fait de se tromper est positif et un entrepreneur doit le savoir !

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Adrien - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

Ah oui bien sur, on peut « réussir » sans se casser les dents, mais un échec n’est pas une barrière infranchissable, enfin, ça dépend dans quel domaine, parce que niveau sentimental ça a toujours été la lose pour moi :p

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Erwan - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

C’est certain qu’en France, il vaut mieux ne pas se louper sinon tout le monde vous tombe dessus. Et les proches en premier « Tu vois, on te l’avais bien dit.. »

Heureusement, personnellement j’ai eu peu d’échecs. Un peu comme Adrien, je parlerais plutôt d’erreurs que j’ai réussi à corriger rapidement.

Il faut faire une différence, à mon sens, entre un échec qui peut être « bénéfique » et une obstination qui peut avoir des conséquences désastreuses. J’essaye donc au maximum d’écouter les critiques et de faire des corrections au fil de l’eau même si parfois ca fait mal à mon égo.

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jerome@investissement - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

Je suis totalement d’accord avec ton analyse weetabix!
Personnellement, j’ai commencé à investir avec une seule idée en tête: devenir riche et rapidement! TRÈS GROSSE ERREUR et échec d’ailleurs.
J’ai analysé mon échec, beaucoup plus travaillé mes futurs investissements,… et désormais je connais quelques réussites.
Pour quelqu’un qui sait s’en servir, un échec peut être une rampe de lancement encore plus efficace.
PS: j’adore analyser les échecs des autres. Je m’en suis toujours servi pour mes investissements. Se servir des erreurs de blogueurs, par exemple, est une force pour les blogueurs débutants… ;)

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Ezellar - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

C’est vrai que la France c’est la patrie de la lose.

Si tu perds, t’es un nul et si tu gagnes au mieux un tricheur, au pire un bandit.
On préfère un bon fonctionnaire qu’un mauvais entrepreneur.

J’ai vécu l’expérience et on s’en relève ;)

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Audrey - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

En lisant cet article, je me suis vue dedans complétement!
Merci pour cet article très personnel! J’ai crée ma boutique en ligne pendant deux ans et contraint d’arrêter j’ai pu toutefois la revendre à un acquéreur. Pensant que cette expérience, ce dynamisme que j’avais et cette ambition pouvait m’ouvrir des portes dans ce que je voulais vraiment faire, je me suis vite rendue compte que c’était l’inverse. Trop d’ambition, trop d’énergie,plus capable de rester salarié à long terme me disait il! haaaaa! Alors que moi je voyais plutôt autonomie, prise d’initiative et de responsabilité, gestion d’un projet etc… Et ca va faire un an que je fais des boulots qui ne me plaisent pas et j’espère pouvoir relancer un jour une entreprise de nouveau! en tout cas bravo !

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Cyril - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

J’espère que tous les entrepreneurs n’auront pas à passer par là, au final, l’expérience est tout de même importante pour mieux se reconstruire.

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Judicael@semelle - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

En France l’échec était mal vu aussi par ce que beaucoup de personne sont soit pitoyable soit incapable de se remettre en cause.

mon dernier échec était une boutique en ligne en passant par un prestataire. J’ai grâce à ça appris énormément et c’est aussi grâce a ça que j’ai découvert WED.

L’échec est intéressant uniquement si il est bien analyser mais rien ne vaut une victoire :)

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Fabrice - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

Comme me l’a dit un jour un ami entrepreneur :

« Rien ne vaut une bonne grosse gamelle… tant que la trousse de secours reste à portée de main. »

Merci pour ce partage d’expérience, weetabix.

Sur ces bonnes paroles, je vais aller m’acheter des réserves à la pharmacie.

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MaxR de Maxadi - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

C’est Nietzsche qui disait ‘Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort.’
Cette citation est parfaitement adaptable au monde de l’entreprise !

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Jérôme - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

Je suis totalement d’accord avec ta vision Weetabix. Je suis pressé de voir ton interview pour en apprendre plus sur ton parcours et donc tes erreurs et échecs ;-)
J’ai également fait un article sur le sujet car je suis persuadé qu’on apprend plus de ses échecs que de ses réussites : http://www.pourquoi-entreprendre.fr/2010/11/15/les-echecs-comme-moyen-dapprendre-et-comme-epice-de-vie/

La video est vraiment édifiante ;-)

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Olivier - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

@Jérôme: comme je le dis souvent, je n’ai pas grand chose à raconter ( et Aurélien a du « batailler » pour que j’accepte une ITW )

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Cedric | Le blog Com'Coach - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

Oui l’échec semble inhérent à la création d’entreprise – je discutait hier avec mon coach en marketing web qui est aux Etats-Unis et nous discutions du fait de connecter avec son audience et de ma réalisation que j’étais un peu (voire beaucoup) à côté de ma cible…Ca n’a pas été facile à entendre et pourtant les signes étaient là.

Ensuite en discutant, il m’a dit qu’aux US, un étude avait montré qu’en moyenne, les entrepreneurs passaient pas 17 idées de business avant de trouver celui qui marche pour eux. Ca me parait énorme !

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papilloon - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

L’echec existe sur internet comme dans l’entreprenariat en dur…
Mes conséquences restent souvent moins lourdes

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euKlide » Steve Jobs, un modèle d'échecs ! - euKlide - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

[…] y a, en effet, des leçons à retenir de ses échecs… il ne faut donc comme je l’ai déjà dit avoir peur de se […]

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5 manières radicales de changer de vie dès aujourd'hui - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

[…] Gardez la foi et soyez persévérant pour pouvoir changer de vie. De nombreux entrepreneurs ont du faire face à quelques échecs avant de connaître le succès; il faut juste apprendre de ses […]

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druonjp - 9 décembre 2010 at 16 h 14 min

Ce commentaire me remonte le moral, moi qui connait des debut difficile avec ma societe

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Pas de commentaire avec des ancres optimisées du style "gagner de l'argent" ou "casino en ligne", merci.